Aliments pour la santé de la thyroïde : un guide pratique

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La glande thyroïde dépend de nutriments spécifiques pour fonctionner correctement. Consommer suffisamment d’iode, de sélénium et de zinc est crucial pour la production d’hormones et la santé globale de la thyroïde. Cependant, il ne s’agit pas seulement de ce que vous mangez, mais de combien et à quelle fréquence. Ce guide présente les meilleurs aliments à inclure et ceux à limiter pour une fonction thyroïdienne optimale.

Les nutriments essentiels

Le rôle principal de la thyroïde est de réguler le métabolisme, de sorte que des carences en nutriments clés peuvent entraîner une hypothyroïdie (thyroïde sous-active) ou d’autres déséquilibres. Voici comment les obtenir :

1. Aliments riches en iode :

L’iode n’est pas négociable pour la synthèse des hormones thyroïdiennes. L’apport journalier recommandé (JQ) est de 150 microgrammes. Les bonnes sources incluent :

  • Poisson : La morue fournit 97 % de la valeur quotidienne en seulement 3 onces. Même les bâtonnets de poisson transformés contiennent 57 microgrammes par portion.
  • Algues : Deux cuillères à soupe de nori séché contiennent 77 % de la VQ, mais la modération est la clé. Un excès d’iode peut déclencher une hypothyroïdie. Une salade d’algues par semaine est une valeur sûre.
  • Produits laitiers : Une tasse de lait écrémé fournit 56 % de la VQ. Le yaourt grec offre 50 % par ¾ de tasse. Les niveaux d’iode dans les produits laitiers varient en fonction de la supplémentation du bétail et des pratiques de nettoyage.
  • Œufs : Un seul œuf dur contient 21 % de la VQ, la majeure partie de l’iode étant concentrée dans le jaune.
  • ** Fruits de mer : ** Les crevettes offrent 9 % de la valeur quotidienne par 3 onces, ainsi que des acides gras oméga-3 bénéfiques qui combattent l’inflammation.

2. Aliments riches en sélénium :

Le sélénium régule les hormones thyroïdiennes et peut protéger contre les dommages auto-immuns (comme dans la thyroïdite de Hashimoto).

  • Noix du Brésil : Une seule une noix du Brésil contient 68 à 91 microgrammes de sélénium. La limite supérieure est de 400 microgrammes par jour, alors consommez-les avec modération.
  • Thon : 3 onces d’albacore fournissent 167 % de la VQ.
  • Sardines : 3 onces de sardines en conserve offrent 82 % de la VQ.
  • Spaghetti : Étonnamment, une tasse cuite contient 60 % de la VQ.

Attention : Une trop grande quantité de sélénium peut provoquer des effets indésirables, notamment une perte de cheveux et même des problèmes cardiaques.

3. Aliments riches en zinc :

Une carence en zinc peut contribuer à l’hypothyroïdie. La plupart des gens en consomment suffisamment, mais ceux qui ont une mauvaise alimentation ou des problèmes digestifs peuvent être à risque.

  • Huîtres : 3 onces d’huîtres cuites fournissent 256 % de la VQ.
  • Bœuf : 3 onces de steak de surlonge fournissent 35 % de la VQ.
  • Céréales enrichies : Une seule portion peut fournir 25 % de la VQ.

Aliments de soutien : antioxydants et légumes crucifères

Les baies regorgent d’antioxydants, protègent les cellules et soutiennent la fonction thyroïdienne. Les framboises noires se distinguent par leur forte teneur en antioxydants.

Les légumes crucifères (brocoli, chou-fleur, chou frisé) sont généralement sains, mais une consommation excessive crue (plus d’un kilogramme par jour pendant des périodes prolongées) peut interférer avec l’absorption de l’iode. Les cuire atténue cet effet.

Aliments à limiter ou à éviter

Certains aliments peuvent aggraver les problèmes de thyroïde. La sensibilisation est essentielle :

Gluten : Les maladies thyroïdiennes auto-immunes coexistent souvent avec la maladie cœliaque. Si vous souffrez de la maladie coeliaque, un régime strict sans gluten est essentiel. Le lien entre le gluten et la fonction thyroïdienne fait encore l’objet de recherches.

Aliments transformés et fast-foods : Ces aliments manquent souvent de sel iodé, que les fabricants ne sont pas tenus d’ajouter. La surconsommation augmente également l’apport en sodium, augmentant ainsi le risque d’hypertension.

Conclusion :

Soutenir la santé de la thyroïde n’est pas une question de régime alimentaire restrictif, mais plutôt un apport équilibré en nutriments essentiels. Donnez la priorité aux aliments riches en iode, modérez le sélénium et le zinc, et soyez conscient des interférences potentielles liées à une consommation excessive de légumes crucifères. Éviter les aliments transformés est également crucial pour la santé globale.