Autrefois, la course automobile était une condamnation à mort imminente. Un faux mouvement et tu es parti. Patrick Jacquemart l’a appris à ses dépens à Mid-Ohio en 1981. Il a percuté de plein fouet un talus de terre. La voiture avait l’air bien. Jacquemart ne l’a pas fait. Il a subi une fracture du crâne qui a provoqué de graves lésions cérébrales. Il en est mort.
Cette tragédie a fait naître une idée. Les amis de Jacquemart, Jim Downing et le Dr Bob Hubbard, ont décidé de mettre fin à ces décès. Ils ont combiné les connaissances de Downing en matière de course automobile avec les compétences en ingénierie et en anatomie de Hubbard. Ils ont construit quelque chose de simple. Cela a fonctionné. Cela a tout changé.
L’invention est devenue connue sous le nom de dispositif HANS. Cela signifie « soutien de la tête et du cou ».
Qu’est-ce que le dispositif HANS et comment fonctionne-t-il ?
Pensez à un airbag de voiture. Il se gonfle pour amortir une collision. L’appareil HANS ne se gonfle pas. C’est un col montant avec deux attaches. Il sécurise la tête du conducteur.
Le collier s’attache au harnais de sécurité et au casque. Cela maintient la tête et le cou alignés avec le torse lors d’une collision. Sans cela, la tête avance brusquement. Cette force excessive provoque de graves blessures au cou et à la tête. Le dispositif HANS empêche ce claquement.
Il cible les fractures basilaires du crâne. Ce sont ces blessures qui tuent les conducteurs. Ils se produisent lors d’une décélération soudaine. Ce changement de vitesse est appelé Delta v.
Pourquoi NASCAR a-t-il ignoré la sécurité pendant si longtemps ?
L’appareil HANS a mis des années à se vendre. Au début, ce ne fut pas une réussite financière. Les organisations de courses l’ont ignoré. NASCAR l’a ignoré.
Puis Dale Earnhardt Sr. est mort.
Cela s’est produit en 2001 au Daytona International Speedway. L’accident était similaire à celui de Jacquemart. Earnhardt a heurté le mur à 160 mph. Il a ralenti de 42 à 44 mph en seulement 80 millisecondes. NASCAR l’a appelé une fracture basilaire du crâne.
Cette mort a réveillé tout le monde.
NASCAR a pris le dispositif HANS au sérieux après l’accident d’Earnhardt. Désormais, la plupart des organisations de courses l’exigent. Les conducteurs doivent le porter.
L’appareil HANS a-t-il sauvé des vies ?
Il est difficile de compter exactement les vies sauvées. Mais les chiffres racontent une histoire.
NASCAR a rendu obligatoires les appareils HANS certifiés. Il n’y a eu aucun décès de conducteur en NASCAR pendant 10 ans après la mort d’Earnhardt. Cette époque mettait l’accent sur la sécurité.
Comparez cela aux drag strips et aux pistes courtes. Là, les appareils HANS ne sont pas nécessaires. 126 conducteurs sont morts dans des accidents. HANS estime que 27 pour cent de ces décès auraient pu être évités. Cela fait 34 pilotes.
Aucun pilote d’Indy Car ou des grandes séries de NASCAR n’est décédé d’une fracture basilaire du crâne depuis l’exigence du HANS.
Qui a inventé le dispositif HANS ?
Le Dr Bob Hubbard a co-inventé l’appareil. Il est décédé le 5 février 2019. Il avait 75 ans.
Hubbard était bien plus qu’un simple inventeur de la sécurité. Il a travaillé sur la sécurité des véhicules pour General Motors. Il était professeur de science des matériaux et de mécanique à la Michigan State University jusqu’à sa retraite en 2006.
Son travail a sauvé les coureurs. Cela a sauvé les conducteurs. Cela a sauvé les fans qui regardaient avec horreur.
Le sport est plus rapide maintenant. Les voitures sont plus fortes. Mais le soutien cervical reste vital. Les coureurs repoussent toujours les limites. Ils risquent toujours tout.
Le dispositif HANS n’est qu’une seule couche. C’est une couche épaisse. Mais ce n’est pas le seul.
La sécurité ne cesse de s’améliorer. Ce sera toujours le cas. Parce que quelqu’un est toujours blessé. Et quelqu’un d’autre construit toujours un meilleur bouclier.


























